David Lynch Interview project
En 70 jours et 40 000 kilomètres, David Lynch nous offre à voir la plus belle collection de chapeaux et casquettes américaines. Une réalisation simple, très “ambiance”, parfois facile diront les grincheux, mais ca fonctionne parfaitement, tous ces gens ont des gueules, et se livrent avec une vrai humanité. On a souvent envie d’en savoir plus, de les connaître mieux. Le parti pris général est très émotionnel, très axé sur l’amérique profonde et une certaine nostalgie.
On est saisi par la cohérence de l’ensemble et on aimerait pouvoir imaginer le même type de production en France, ou en Europe.
C’est très à la mode en ce moment, ce mouvement d’humanisme qui nous fait appréhender l’existence des autres. Yann Arthus-Bertrand s’y est essayé il y a peu avec son exposition “6 milliards d’autres” au Grand Palais (exposition itinérante en ce moment). Mais tout cela manquait un peu de style, et cette lacune rendait le traitement plutôt ennuyeux. Finalement, tout est dans le rythme. Il ne suffit pas de laisser parler les gens pour que la saveur de leur parole soit lisible par l’auditeur/spectateur.
On est justement la au coeur de la difficulté de l’exercice. Faites l’expérience : allez sur 6milliardsdautres.org, et écoutez ce que tous ces gens ont à dire, vous verrez. L’exercice de la transmission est un travail délicat, qui nécessite un traitement. David Lynch en fait magistralement la preuve. Ses quelques interviews vous prennent aux tripes, et ce grâce à sa gestion du silence, à la mise en contexte opérée par ses images, par la lenteur et la sélection exigeante de ce qui est dit. Le même exercice a été réussi par Depardon dans sa “Vie Moderne”, qui mériterait sans doute lui aussi un traitement multimédia. Lire le bel article de Mandelbaum sur le sujet.
Le gabarit :
Il offre une structure assez classique, permettant :
- une navigation par localisation géographique sur une minicarte expandable
- une navigation dans les différents témoignages qui offre la possibilité de glisser vers ceux à venir et les précédents.
- un petit système de vignette (pas vraiment utile), qui permet de voir les photos utilisées dans les vidéos.
Le player :
Sans aucune fioriture, play/pause, full screen, barre de progression, son et durée.
Et pour finir, une navigation mosaique, qui permet d’avoir une vue d’ensemble, nécessaire au vu du nombre d’interviews présentées :





















