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Vigie du Web » 2010 » May

New York : une carte des souvenirs interactive

Vos souvenirs dans la ville de New York… cette carte interactive propose une sélection de témoignages et d’histoires dans la Big Apple. En orange les histoires racontées par les auteurs, en bleu les histoires confiées par les internautes. Bon, ok, le design est vraiment cheap, mais l’idée n’est pas mauvaise, d’autant que certains témoignages sont reliés et nous permettent de suivre des circuits thématiques (sur l’immigration porto-ricaine par exemple).

… Voir la carte

Redress Remix : un panorama 180° original

26 May 2010 webdocus 1 commentaire

Une nouvelle fois, nous sommes attiré par le travail réalisé de l’autre côté de l’Atlantique, au Canada. Après PIB de l’Office National du Film canadien, voilà Redress Remix de Stitch Media. Ce projet associe un documentaire à une plate-forme interactive qui permet aux internautes à la fois de s’informer et de recueillir des témoignages et de déposer leurs propres réactions. Le thème : la décision du gouvernement canadien datant de 2006, de s’excuser auprès de la communauté chinoise des mesures prises pour limiter l’immigration chinoise (impôts à l’entrée dans le pays et interdiction de l’immigration en 1923).

La plateforme interactive propose aux internautes d’écouter plusieurs témoignages. A noter, de particulièrement intéressant, le panorama à 180° qui permet de naviguer dans le player pour atteindre la présentation de la personne, la vidéo, ou un petit texte. Enfin, ce site se veut interactif : chacun peut y laisser un témoignage ou un commentaire, par écrit ou par webcam.

… Voir la vidéo de présentation du projet :

Redress Remix from Stitch Media on Vimeo.

… Voir la plateforme interactive

Carte postale indienne

Explorer l’Inde juste avec des sons et des images. C’est ce que propose le Washington Post avec ce petit webdocu, assez basique mais efficace. Photos, vidéos et musique viennent créer une ambiance, celle de Bombay, celle de Delhi, etc. Un petit regret : la qualité d’encodage. Il n’en faudrait pas beaucoup plus pour avoir un rendu bien meilleur et plus pro.

Niveau navigation, on peut soit passer par la carte, soit par les images pour atteindre une ville. Ensuite, on navigue entre les vidéos en dessous des vignettes ou grâce au menu déroulant, à droite de l’écran.

… Voir le webdocu

Suivez l’évolution de la marée noire dans le Golfe du Mexique

Pour suivre l’évolution de la marée noire, suite à l’explosion de la plateforme Deepwater Horizon, dans le Golfe du Mexique, de nombreux sites ont proposé des cartes. Encore une fois, c’est l’infographie du NYT qui retiendra notre attention… Du 22 avril au 23 mai, les données sont disponibles, avec l’évolution de la nappe, son déplacement, mais aussi la quantité totale (estimée) de pétrole déversé dans la mer, comparé avec la catastrophe de l’Exxon Valdez.

Ce qui est particulièrement intéressant, c’est la possibilité de cliquer sur “play” et de voir ainsi défiler l’infographie animée.

… Voir l’infographie

Journaliste multimédia ?

10 May 2010 webdocus 7 commentaires

Je ne suis pas journaliste.

Je suis un autodidacte venant du multimédia tombé un peu par hasard dans la presse en 2000. Selon mon point de vue, dans mon métier, ce que l’on appelle aujourd’hui le “design interactif” pour qualifier un profil polyvalent, peu de choses ont changé. Vraiment. Je fais aujourd’hui ce que je faisais il y a 15 ans dans le milieu multimédia de l’époque.  Je “designe” des interfaces, j’imagine des systèmes de navigation, j’analyse un discours narratif et le transpose en écrans interactifs. A l’époque je le faisais pour des Agences de com, pour réaliser des sites, des CD-ROM ou des projets personnels. Aujourd’hui, je le fais pour la presse.

Ce qui a vraiment changé, c’est que les journalistes, après des années d’inconscience, ont soudainement compris que toutes les composantes du multimédia sont maintenant à prendre en compte dans leur métier.

Aujourd’hui, dans ce contexte, je vous l’avoue, je me sens un peu à l’étroit. Et je ne pense pas être le seul.

Parce qu’aujourd’hui, les analyses que je vois et entends autour de moi mettent le journaliste au centre même du processus de conception, en faisant de lui une sorte de super chef de projet, qui oriente la direction artistique, conçoit l’ergonomie, les systèmes d’interactions, les animations, la réalisation audio et vidéo, pilote le développement sur tous les supports qui existent (et qui se multiplient tous les jours).

Un journaliste chef de projet ? Moi, je n’y crois pas.

Pourquoi ?

(c’est la que je me fais des ennemis) Parceque dans ce que je vois des jeunes journalistes, et aussi de ceux qui ont plus de bouteille, c’est qu’ils n’ont de compétence dans aucun de ces métiers. Ils ont quelques bases en photo, quelques bases en vidéo, quelques bases en prise de son, quelques bases en graphisme, quelques bases en ergonomie, et n’ont souvent pas de bases techniques plus avancées.

Bref, ils ne savent pas faire grand chose dans l’univers du multimédia.

Et cet univers est extrèmement mobile et technique. Ce qui sera faisable demain en multimédia dépend des outils et de ce qu’ils permettent. Dans quelques jours la suite CS5 d’Adobe va être lancée en France, et elle ouvre des perspectives phénoménales en terme de design interactif. Le langage de programmation Xcode qui s’ouvre depuis peu pour l’ipad offre aussi d’incroyables possibilités techniques et éditoriales (oui oui, éditoriales). Le html5 en gestation, Air, silverlight, Flex, Ajax, Catalyst… Peu de journalistes connaissent même ces noms qui vont pourtant modifier leur métier.

Ils ont tout au plus une formation en photoshop. Et la plupart du temps la fonction principale qu’ils maitrisent, c’est retailler une photo.

Imaginer piloter des projets fondés sur des notions aussi complexes et évolutives sans avoir un minimum de connaissance des techniques, cela me semble impossible, et plutôt arrogant. Le pilote aura toujours moins de connaissances que ceux qu’il va piloter.

Je me questionne donc sur la question de la technique. C’est un peu la question à la mode. Je pense personnellement qu’elle est constitutive du journalisme multimédia. Elle est aussi constitutive de la narration à une époque où on voit la notion de “digital storytelling” évoquée dans toutes les écoles de journalisme. On ne peut pas raconter une histoire sans savoir les options techniques que l’on a pour la raconter (autre que le blog…).

Une solide formation technique

Cela veut-il dire que justement dans ces écoles la formation technique doit être plus poussée ?

Oui, j’en suis sur. A chaque fois que j’évoque cette notion, cela provoque toujours des réactions. Mais ces réactions sont souvent fondées sur des préconçus sur la complexité de la maîtrise de ces techniques.

- Tout d’abord, pour ce qui est de l’acquisition des médias. Cela n’est pas si compliqué de faire du boulot professionnel rapidement, en son, en photo ou en vidéo. Je le sais car je vois quelques très jeunes apprentis se débrouiller très bien dans cet exercice. Pour la vidéo par exemple, les appareils modernes permettent rapidement de faire des choses époustouflantes. Pour le son, tout est dans la rigueur. Pas très compliqué. Cela nécessite juste une rigueur absolue.

- Ensuite pour la réalisation et le montage. La aussi, il suffit d’avoir un peu de sensibilité, et d’aimer bien faire pour arriver à quelque chose. Je suis effaré de voir qu’après 2 ans de formation dans les écoles de journalisme, les jeunes étudiants savent aussi peu. Normal selon moi, on leur apprend à faire de la télé : montage cut et prise de vue face caméra, l’exercice vidéo le plus ennuyeux et le moins créatif de la terre. Trainez un peu sur vimeo et regardez ce que des amateurs peuvent faire, c’est étonnant.

- Et aussi pour la maîtrise de quelques logiciels clés : je pense à flash et photoshop. Quand on a passé 2 ans à se coltiner Avid ou Final Cut, je vous assure, flash c’est pas vraiment compliqué. Pas bien dur de faire de l’interaction et de l’animation, je vous le garantis.

- Et la programmation dans tout ça ? La je vous l’accorde, la programmation c’est un obstacle. C’est la limite. Mais s’il n’est pas dans les compétences du journaliste multimédia de programmer, il doit passer plus de temps en veille technique : bien comprendre et suivre le potentiel des logiciels. En fait, selon moi, quand on a commencé à s’investir dans le processus, cette étape coule de source.

C’est possible

Au final, c’est une question de choix. Aujourd’hui, dans l’univers du journalisme, il y a tant de choses qu’il faut maitriser : écriture web, management de communautés, suivi naturel de l’actualité, outils de temps réel…. Mais on parle de multimédia non ? Selon moi, c’est le parent pauvre du secteur. On passe plus de temps dans les écoles à apprendre à blogguer (ce que tout le monde fait aujourd’hui et qui n’est absolument pas distinctif du métier journalistique… mon neveu administre un blog…) qu’à maitriser des techniques plus qualitatives et vraiment multimédia.

Bien sur, cela n’est pas facile. Le journaliste multimédia pour moi est un grand polyvalent qui va shooter dans la journée, derusher dans l’après midi, maquetter et monter dans la soirée.

C’est dur, mais c’est le plus beau métier qui soit : réunir le fond et la forme dans un produit complet, et imaginer les outils pour le faire.

un webdocu pro-militariste

Techniques de combat en milieux hostiles, matériels de guerre, paquetage réglementaire… El Pais Colombie vient de publier son nouvel Opus 360 : “Detras del camuflado” (“Derrière le camouflage”).

Le sujet est un peu typé. Pas du tout mon truc personnellement : la vie d’un soldat colombien dans le camps d’El Diamante, à 2200 mètres d’altitude… Mais la réalisation est exemplaire, comme tous les sujets proposés par l’équipe de “360″ à ce jour.

On y retrouve une recherche graphique contextuelle au sujet : typos, photos retraitées, effets de transition et animations multiples, visualisations “en volume” des armements, fonds d’écrans…

Le participatif est aussi à la fête, avec la possibilité d’envoyer vos photos et vidéos, et aussi de poster un commentaire (au final, comme très souvent, aucun débat mais juste de l’apologie…)

Voir Detras del camuflado

Il n’y a pas que le matériel dans la vie… mais ça aide !

5 May 2010 vidéos 3 commentaires

On commence à avoir de plus en plus de retours sur le 550D de Canon lancé sur le marché il y a un peu plus d’un mois. Ce nouveau boitier n’a rien a envier à son grand frère pro lançé peu auparavant : vidéo Full HD 1080p, capteur DIGIC IV (quoi vous connaissez pas le DIGIC IV ?), 18 mpx, 6400 iso (12800 en forcé)…

Le tout aux alentours de 650 euros, une paille. Ceux qui avaient craqués pour le 7D en sont verts. On peut se demander ce qui passe par la tête des marketeurs de chez Canon de sortir des appareils aussi puissants en gamme amateur. Allez comprendre. Mais nous n’allons pas nous plaindre hein ? Encore un coup dur pour les pros !

Petit exemple : vidéo nocturne shootée avec le 550D. Très bon rendu en basse lumière non ?



Circle – réalisé en EOS 550D (Rebel T2i/Kiss X4 Digital) from Canon France on Vimeo.

Encore un essai de définition du webdocumentaire…

…qui a le mérite de n’être pas trop verbeux et de s’astreindre à quelques pré requis bienvenus : le genre n’est pas nouveau, il a plus de 10 ans si on n’oublie pas le CD-ROM; il est narratif avant tout; et il embarque un ensemble de dispositifs techniques avancés. Il aurait été plus précis de dire qu’aucune de ces techniques n’a été inventé par le webdocumentaire, qui ne fait que reprendre ce qui se fait depuis que le web existe. Le marketing, les expérimentations libres et le design interactif sont infiniment plus avancés pour ce qui est de l’originalité technique.

Une bonne synthèse au final, qui soulève la question de la liberté du spectateur et de ses dangers, et fait nouveau qui aborde (trop rapidement) l’absolue nécessité que doit avoir le concepteur de penser à la pluralité de la réalisation.

A lire

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INFOGRAPHIES

Comment les photographes passent vraiment leur journée

November 25, 2011

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Une infographie un peu ancienne, mais que j’ai découvert récemment, qui décrypte l’agenda réel du photographe de mariage dans une journée normale. Et en parallèle, la vision fantasmée de cet agenda. Amusant.

Banalité de l’infographie

September 22, 2011

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J’aime beaucoup la maquette d’Owni.

On peut voir sur ce site qui “augmente” l’actu une infographie qui est une bonne illustration de cette autre infographie satirique que je présentais il y a quelques jours. Ou comment parfois on se complique pour bien peu de choses.

Mieux comprendre notre avenir numérique

September 21, 2011

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Bonne initiative de Rue 89, avec Upian (encore) en partenaire. C’est une série de tweets évoquant la laideur de l’objet qui m’a incité à y jeter un oeil. Je ne rentrerai pas dans la polémique graphique. Moi je trouve ça quand même bien fait. Une analyse en surface des combats en cours, qui font rage.

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