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Les communes de Paris : un chouette travail de fin d’études

Un webdocu autour des communes de Paris. Les étudiants de la Femis, la célèbre école des métiers de l’image et du son, ont réalisé, comme travail de fin d’études, un webdocumentaire sur le Grand Paris, laissant la parole à ses habitants. Une série de témoignages, sonores, vidéos, photos, avec une belle navigation, très bien conçue et de très beaux visuels.

… Voir le webdocu

Redress Remix : un panorama 180° original

26 May 2010 webdocus 1 commentaire

Une nouvelle fois, nous sommes attiré par le travail réalisé de l’autre côté de l’Atlantique, au Canada. Après PIB de l’Office National du Film canadien, voilà Redress Remix de Stitch Media. Ce projet associe un documentaire à une plate-forme interactive qui permet aux internautes à la fois de s’informer et de recueillir des témoignages et de déposer leurs propres réactions. Le thème : la décision du gouvernement canadien datant de 2006, de s’excuser auprès de la communauté chinoise des mesures prises pour limiter l’immigration chinoise (impôts à l’entrée dans le pays et interdiction de l’immigration en 1923).

La plateforme interactive propose aux internautes d’écouter plusieurs témoignages. A noter, de particulièrement intéressant, le panorama à 180° qui permet de naviguer dans le player pour atteindre la présentation de la personne, la vidéo, ou un petit texte. Enfin, ce site se veut interactif : chacun peut y laisser un témoignage ou un commentaire, par écrit ou par webcam.

… Voir la vidéo de présentation du projet :

Redress Remix from Stitch Media on Vimeo.

… Voir la plateforme interactive

Journaliste multimédia ?

10 May 2010 webdocus 7 commentaires

Je ne suis pas journaliste.

Je suis un autodidacte venant du multimédia tombé un peu par hasard dans la presse en 2000. Selon mon point de vue, dans mon métier, ce que l’on appelle aujourd’hui le “design interactif” pour qualifier un profil polyvalent, peu de choses ont changé. Vraiment. Je fais aujourd’hui ce que je faisais il y a 15 ans dans le milieu multimédia de l’époque.  Je “designe” des interfaces, j’imagine des systèmes de navigation, j’analyse un discours narratif et le transpose en écrans interactifs. A l’époque je le faisais pour des Agences de com, pour réaliser des sites, des CD-ROM ou des projets personnels. Aujourd’hui, je le fais pour la presse.

Ce qui a vraiment changé, c’est que les journalistes, après des années d’inconscience, ont soudainement compris que toutes les composantes du multimédia sont maintenant à prendre en compte dans leur métier.

Aujourd’hui, dans ce contexte, je vous l’avoue, je me sens un peu à l’étroit. Et je ne pense pas être le seul.

Parce qu’aujourd’hui, les analyses que je vois et entends autour de moi mettent le journaliste au centre même du processus de conception, en faisant de lui une sorte de super chef de projet, qui oriente la direction artistique, conçoit l’ergonomie, les systèmes d’interactions, les animations, la réalisation audio et vidéo, pilote le développement sur tous les supports qui existent (et qui se multiplient tous les jours).

Un journaliste chef de projet ? Moi, je n’y crois pas.

Pourquoi ?

(c’est la que je me fais des ennemis) Parceque dans ce que je vois des jeunes journalistes, et aussi de ceux qui ont plus de bouteille, c’est qu’ils n’ont de compétence dans aucun de ces métiers. Ils ont quelques bases en photo, quelques bases en vidéo, quelques bases en prise de son, quelques bases en graphisme, quelques bases en ergonomie, et n’ont souvent pas de bases techniques plus avancées.

Bref, ils ne savent pas faire grand chose dans l’univers du multimédia.

Et cet univers est extrèmement mobile et technique. Ce qui sera faisable demain en multimédia dépend des outils et de ce qu’ils permettent. Dans quelques jours la suite CS5 d’Adobe va être lancée en France, et elle ouvre des perspectives phénoménales en terme de design interactif. Le langage de programmation Xcode qui s’ouvre depuis peu pour l’ipad offre aussi d’incroyables possibilités techniques et éditoriales (oui oui, éditoriales). Le html5 en gestation, Air, silverlight, Flex, Ajax, Catalyst… Peu de journalistes connaissent même ces noms qui vont pourtant modifier leur métier.

Ils ont tout au plus une formation en photoshop. Et la plupart du temps la fonction principale qu’ils maitrisent, c’est retailler une photo.

Imaginer piloter des projets fondés sur des notions aussi complexes et évolutives sans avoir un minimum de connaissance des techniques, cela me semble impossible, et plutôt arrogant. Le pilote aura toujours moins de connaissances que ceux qu’il va piloter.

Je me questionne donc sur la question de la technique. C’est un peu la question à la mode. Je pense personnellement qu’elle est constitutive du journalisme multimédia. Elle est aussi constitutive de la narration à une époque où on voit la notion de “digital storytelling” évoquée dans toutes les écoles de journalisme. On ne peut pas raconter une histoire sans savoir les options techniques que l’on a pour la raconter (autre que le blog…).

Une solide formation technique

Cela veut-il dire que justement dans ces écoles la formation technique doit être plus poussée ?

Oui, j’en suis sur. A chaque fois que j’évoque cette notion, cela provoque toujours des réactions. Mais ces réactions sont souvent fondées sur des préconçus sur la complexité de la maîtrise de ces techniques.

- Tout d’abord, pour ce qui est de l’acquisition des médias. Cela n’est pas si compliqué de faire du boulot professionnel rapidement, en son, en photo ou en vidéo. Je le sais car je vois quelques très jeunes apprentis se débrouiller très bien dans cet exercice. Pour la vidéo par exemple, les appareils modernes permettent rapidement de faire des choses époustouflantes. Pour le son, tout est dans la rigueur. Pas très compliqué. Cela nécessite juste une rigueur absolue.

- Ensuite pour la réalisation et le montage. La aussi, il suffit d’avoir un peu de sensibilité, et d’aimer bien faire pour arriver à quelque chose. Je suis effaré de voir qu’après 2 ans de formation dans les écoles de journalisme, les jeunes étudiants savent aussi peu. Normal selon moi, on leur apprend à faire de la télé : montage cut et prise de vue face caméra, l’exercice vidéo le plus ennuyeux et le moins créatif de la terre. Trainez un peu sur vimeo et regardez ce que des amateurs peuvent faire, c’est étonnant.

- Et aussi pour la maîtrise de quelques logiciels clés : je pense à flash et photoshop. Quand on a passé 2 ans à se coltiner Avid ou Final Cut, je vous assure, flash c’est pas vraiment compliqué. Pas bien dur de faire de l’interaction et de l’animation, je vous le garantis.

- Et la programmation dans tout ça ? La je vous l’accorde, la programmation c’est un obstacle. C’est la limite. Mais s’il n’est pas dans les compétences du journaliste multimédia de programmer, il doit passer plus de temps en veille technique : bien comprendre et suivre le potentiel des logiciels. En fait, selon moi, quand on a commencé à s’investir dans le processus, cette étape coule de source.

C’est possible

Au final, c’est une question de choix. Aujourd’hui, dans l’univers du journalisme, il y a tant de choses qu’il faut maitriser : écriture web, management de communautés, suivi naturel de l’actualité, outils de temps réel…. Mais on parle de multimédia non ? Selon moi, c’est le parent pauvre du secteur. On passe plus de temps dans les écoles à apprendre à blogguer (ce que tout le monde fait aujourd’hui et qui n’est absolument pas distinctif du métier journalistique… mon neveu administre un blog…) qu’à maitriser des techniques plus qualitatives et vraiment multimédia.

Bien sur, cela n’est pas facile. Le journaliste multimédia pour moi est un grand polyvalent qui va shooter dans la journée, derusher dans l’après midi, maquetter et monter dans la soirée.

C’est dur, mais c’est le plus beau métier qui soit : réunir le fond et la forme dans un produit complet, et imaginer les outils pour le faire.

un webdocu pro-militariste

Techniques de combat en milieux hostiles, matériels de guerre, paquetage réglementaire… El Pais Colombie vient de publier son nouvel Opus 360 : “Detras del camuflado” (”Derrière le camouflage”).

Le sujet est un peu typé. Pas du tout mon truc personnellement : la vie d’un soldat colombien dans le camps d’El Diamante, à 2200 mètres d’altitude… Mais la réalisation est exemplaire, comme tous les sujets proposés par l’équipe de “360″ à ce jour.

On y retrouve une recherche graphique contextuelle au sujet : typos, photos retraitées, effets de transition et animations multiples, visualisations “en volume” des armements, fonds d’écrans…

Le participatif est aussi à la fête, avec la possibilité d’envoyer vos photos et vidéos, et aussi de poster un commentaire (au final, comme très souvent, aucun débat mais juste de l’apologie…)

Voir Detras del camuflado

Encore un essai de définition du webdocumentaire…

…qui a le mérite de n’être pas trop verbeux et de s’astreindre à quelques pré requis bienvenus : le genre n’est pas nouveau, il a plus de 10 ans si on n’oublie pas le CD-ROM; il est narratif avant tout; et il embarque un ensemble de dispositifs techniques avancés. Il aurait été plus précis de dire qu’aucune de ces techniques n’a été inventé par le webdocumentaire, qui ne fait que reprendre ce qui se fait depuis que le web existe. Le marketing, les expérimentations libres et le design interactif sont infiniment plus avancés pour ce qui est de l’originalité technique.

Une bonne synthèse au final, qui soulève la question de la liberté du spectateur et de ses dangers, et fait nouveau qui aborde (trop rapidement) l’absolue nécessité que doit avoir le concepteur de penser à la pluralité de la réalisation.

A lire

SFR aussi se met au webdocu

12 April 2010 webdocus 4 commentaires

SFR surfe sur la vague webdocu et propose, depuis ce samedi, “Homo numericus, portraits d’une révolution invisible“, un documentaire conçu par Samuel Bollendorff, le réalisateur, notamment, de Voyage au bout du charbon.

L’idée du webdocu : comprendre l’usage que les Français font du numérique, à travers une série de portraits et de témoignages: gamers, programmeur, journaliste ou ados.

Côté réalisation, le principe est très sympa: textes et images qui défilent en filigrane, sur des photos. Les témoignages sont montés en son, sur ces images animées. La vidéo, elle, est réservée aux éclairages de spécialistes, qui portent un regard, offrent une analyse sur cet homo numericus. Petit bémol : le mode de navigation pour amener les questions (sur le modèle du Voyage au bout du charbon), est peut-être un peu lourd par rapport à ce webdocu là. Qu’en pensez-vous ?

… Voir le webdocu

La Gran Via madrilène : un multimédia exemplaire sur elmundo.es

J’ai souvent tendance à oublier que les sites d’actu espagnols sont impliqués depuis très longtemps dans la création multimédia, ayant l’habitude de n’aller chercher chez eux que les infographies animées, dont ils sont les leaders mondiaux incontestés (avec le Malofiej en point d’orgue, la grand messe de l’infographie mondiale).

A l’occasion des 100 ans de la Via, elmundo.es se penche donc sur l’histoire et les caractéristiques de cette rue célèbre. Le traitement est un exemple parfait d’intégration multimédia pleine page, contrairement aux webdocus que l’on a souvent l’habitude de voir enfermés dans des players. C’est un mini site, en quelques sortes, intégrant vidéos, infographies, cartographies, et surtout de superbes photos panoramiques (de type sphériques, dans lesquelles on peut naviguer partout) de Luis Davilla. J’ai été particulièrement impressionné par le “dépliage” des photos à partir de la photo sphérique. Je connais le QTVR depuis longtemps et c’est la première fois que je vois cette méthode utilisée.

Sans doute une fonctionnalité du “stitcher” pour flash qui a été utilisé : Krpano

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L’Inde, sans chichis

Un concept sans prétention hébergé pas le Washington Post : découvrir quelques paysages de l’Inde, au travers de vidéos/photos, accompagnées d’une musique d’ambiance. Le multimédia dans sa plus simple, expression.

Dans le genre, nous préférions le “Facing Japan“, toujours du WP, qui avait le mérite d’associer un commentaire aux image.

… voir india in motion

Africascopie, webdocu du Monde.fr

On pardonnera le prosélythisme, vu que j’ai passé un peu de temps sur ce projet, mais voila, avoir un blog ca sert aussi un peu à ça non ?

Le Monde.fr vient donc de sortir un nouveau webdocu, sur l’impact d’internet dans 2 pays d’Afrique de l’Ouest, le Mali et le Sénégal, et sur la façon dont ce nouveau média a pu changer les gens concernés.


A l’origine du projet, Antonin Sabot et Jean Abbiateci, deux jeunes journalistes que vous connaissez peut-être par leurs blogs : “Esprit Blog” et “reportage et photo“.


En octobre et Novembre, l’an dernier, ils ont alimenté un blog, anglé sur les nouvelles technologies, à l’occasion de leur périple au Mali et au Sénégal. Pour le Monde.fr, mais aussi relayé dans les pages du Monde papier.

La réflexion envisageait un dispositif en 3 temps, et le webdocu est ce troisième temps. Cette expérience qui avait déjà été entamée avec “Engrenages” sur le site, était un coup d’essai, pour valider un concept multimédia multisupport. Bientôt, un quatrième temps pour ce type de projet sera envisageable : la déclinaison sur l’Ipad, mais chaque chose en son temps.

Plusieurs projets similaires sont en cours, dont on vous parlera bientôt.

Je ne vais pas entrer dans les détails. Voyez le sujet par vous même.


Quelques chiffres tout de même.

Plus de 2500 photos et moins d’une heure de vidéo ont été faites sur place, avec un Canon 5D M2. 11 heures d’enregistrements sonores.

Le dérush et la trame narrative générale ont pris 5 jours, et un peu plus de 10 jours ont été nécessaires pour monter le sujet sous Premiere, avec plusieurs étapes de validations et modifications par la rédaction en chef du site. En parallèle, 7 jours on été passés pour faire le design, les animations, l’intégration et le développement (pris en charge par le monde.fr).


Kroo Bay – le panoramique au service du webdocu

23 March 2010 webdocus 1 commentaire

Au début de 2008, l’association Save The Children lance une opération de communication sur Kroo Bay, un quartier pauvre de Freetown au Sierra Leone, régulièrement noyé par les pluies d’hivernage.
L’opération est relayée rapidement par une reconstruction locale et une série de “webisodes” sur le site de l’association. Les photos d’Anna Kari et Guilhem Alandry, traitées en panoramiques 360° ont été éditées régulièrement pendant 2 ans sur le site. Il y a quelques mois, les auteurs ont condensés leurs travaux sur le sujet dans un documentaire spécifique, hébergé sur le site du collectif (documentography). Le résultat est parfaitement maitrisé, superbement réalisé.

… voir le webdocu

Hein ? quoi ? Webdocumentaire ?

17 March 2010 webdocus 10 commentaires

Assez surpris par le post d’Olivier Crou à propos du webdocumentaire sur l’interview.fr

On y apprend que le webdocu est un documentaire sur le web, avec des médias multiples (vidéos, sons, cartes…), placés sur divers serveurs, que le récit est le résultat d’une réflexion d’auteur et qu’une de ses caractéristique est l’interactivité avec le spectateur.

Surprenant en effet. Car c’est la définition même du web. La majorité des blogs/sites que je consulte tous les jours collent peu ou prou à cette définition.

Cet essai est assez révélateur du flou qui règne sur le petit monde du webdocumentaire, et de l’excès de théorisation d’une réalité que nous avons au fond tous acquis dans notre “expérience utilisateur” quotidienne, et qui n’a au final rien de nouveau.

Comme l’évoque rapidement l’auteur, le CD-ROM, il y a 15 ans, en était au même stade.

C’est comme si en inventant le mot “webdocumentaire”, on éprouve un irrépressible besoin de le documenter.

Loin de moi l’idée de remettre en question le travail de tous ceux qui travaillent dans ce secteur (dont moi), mais au final, mon expérience dans le webdocu me pousse à dire qu’il n’y a rien la de bien révolutionnaire, et qu’une narration, pour tenir son spectateur doit justement répondre à des principes étudiés depuis fort longtemps par la narratologie classique (d’Aristote à Genette…). Le corps même du webdocu, c’est le docu. Tout ce qui tourne autour, c’est de l’éclairage qui permet d’agréger au thème principal des informations contextuelles, ou de la contribution (qui n’est souvent que de l’exégèse…). Je ne dis pas que cela n’est pas important. Je pense même que c’est vital, et que c’est ce qui distingue le webdocu du docu. Tout est dans l’intelligence avec laquelle cela est réalisé en fait.

Mais je pense aussi qu’un traitement trop innovant avec une navigation complexe peut tuer un sujet et détourner le “lectateur” (hein ? qui ?) du motif principal. Et justement, l’exemple de Thanatorama est parlant. Trop compliqué, et ne correspondant pas aux principes narratifs naturels auxquels je crois que nous sommes tous attachés quand il est question de raconter une histoire. Je suis assez persuadé qu’une grande majorité des internautes lambdas n’est pas entré dans Thanatorama. C’est bête, le sujet est pourtant mortel.

Ensuite, nous voyons tous les jours d’incroyables prouesses ergonomiques, de très intelligents systèmes de visualisation de données, de magnifiques sujets à entrées multiples avec des navigations insolites. De même, l’avenir nous offre des perspectives enthousiasmantes, entre autre la réalité augmentée qu’évoque Olivier Crou. C’est du multimédia web sans doute, de l’interactivité sur devices mobiles, certainement.

Mais pas du webdocumentaire.


Que se passera-t-il sur Terre après la disparition de l’homme ?

National Geographic essaie de répondre à cette question grâce à un webdocu présentant le futur de la terre après la disparition des humains. Du premier jour à l’année 230 après les hommes, le site propose de voir les changements majeurs.

Un premier aperçu montre la dégradation de l’environnement et des constructions de l’homme. On peut se déplacer dedans avec la souris. Niveau design, ça ressemble à un vieux jeu vidéo…

Pour aller plus loin, des vidéos expliquent, thème par thème, ce qui change depuis l’extermination de l’homme. Un format classique (navigation + vidéos), mais la balade dans l’environnement lui donne un petit plus intéressant.

Voir le webdocu…

Un blog pour Prison Valley, en attendant le webdocu

Depuis l’automne dernier on l’attend, on en entend parler, on apprend quelques détails sur sa réalisation… le webdocumentaire Prison Valley, produit par Upian et Arte.tv est l’objet d’un teasing insoutenable !

De quoi nous faire patienter, peut-être, avant de voir ce reportage, “conçu comme un serveur de jeu vidéo“, selon Joël Ronez, d’Arte.tv, Prison Valley, le blog, a ouvert ses portes ce lundi.

Au menu, des “bonus” vidéos, mais aussi des interviews autour du webdocu ou encore les coulisses de la réalisation.

… voir le blog

Instantanés de Provence : bientôt les vacances !

Magnifique réalisation de l’agence Uzik au profit du Comité Départemental du Tourisme des Bouches du Rhône pour ce site dédié à la provence.
Les appels d’offres des institutions locales/régionales sont fréquents. Tous les ans, des budgets colossaux sont distribués par les collectivités pour refondre, refaire, ou inventer de nouveaux moyens de communiquer.
Pour avoir travaillé dans de nombreuses agences qui raflent ces budgets, je sais que le résultat est souvent plat et institutionnel, et souvent à l’image des responsables de la communication locaux. La, je ne sais pas comment on en est arrivé la, mais il semblerait qu’une conjonction astrologique extraordinaire ait oeuvré dans le bon sens. Car on est vraiment sous le charme de ce site atypique de présentation touristique.

D’un côté du site, vous avez une molette “pneumatique” (je ne sais pas comment décrire ce mode de navigation) qui vous fait naviguer sur un fond de carte élégant avec une trame de dessin industriel du meilleur effet et un nuancier de couleurs régionales (ocres/oranges).
La navigation est multimédia, au sens originel : une ambiance sonore contextuelle illustre chaque lieu, et il est possible de filtrer : photos ou vidéos, pour accéder aux photos de Thomas Duval, le photographe commandité pour l’opération.

D’un autre côté, un système de mosaïques et un filtre thématique régional ou “tribal” (épicurien, écolos, mer, seniors…), qui renvoient à des contenus vidéos ou photos. Un système de panier permet de centraliser vos médias favoris et d’y effectuer une recherche.

Le style général est la marque d’une direction artistique très tendance : finesse des pictogrammes, raffinement des effets de transition, trames de fonds lignées, texturées, intégration flash très fluide, pratiquement invisible, typos “bitmap” pour une lisibilité optimale, malgré le fond gris…

Pour les vidéos, même constat, l’effet de “minaturisation” que permet des flous de profondeurs de champs artificiels, associés au stop-motion est très réussi. On voit ce genre d’effets depuis peu sur de nombreux sites dédiés à la photo.

Une seule question, même si j’entrevois la réponse : pourquoi cette ouverture en popup pour chaque rubrique ? Cela casse un peu la navigation.
Ce site exceptionnel a été primé par un “site of the day” de FWA.

…voir le site

Lemonde.fr lance son portail de webdocus

Après Arte.tv, après France 5, c’est au tour du monde.fr de lancer sa page rassemblant ses webdocumentaires et ses productions multimédias.


Une bonne initiative car il était souvent très difficile de retrouver, sur le site, un webdocu proposé quelques temps auparavant sur la home. A noter qu’on retrouve aussi une série de liens, une revue de presse multimédias (sur les projets vus ailleurs), un aperçu des projets à venir et surtout, d’autres formats de reportages (portfolios, infographies, cartes interactives, etc.)

… voir la page Webdocumentaires

170 morts dans un incendie, 5 témoignages multimédias par le Sydney Herald.

En février 2009, un incendie faisait rage du côté de Victoria en Australie. Le pays vivait l’une des pire catastrophe naturelle de son histoire, qui fit plus de 170 morts.

Pour commémorer ce drame, le Sydney Morning Herald, bien connu pour ses multimédias, développe un reportage sur le sujet.

5 témoins, qui ont chacun vécu l’incendie à sa manière, souvent douloureuse, évoquent ces quelques journées et la façon dont ils s’en remettent, un an plus tard.

Tous les multimédias du SMH sont sur un fond noir, choix graphique qui valorise les contenus aux médias riches, et une attention particulière est accordée aux interfaces graphiques des sujets multimédia. On retrouve le même soucis dans la qualité des médias qui composent les témoignages : photos, vidéos et enregistrements sonores. Les montages sont adaptés, intimistes ou documentaires avec un usage mesuré d’effets créatifs (étalonnages, valeurs de plans, ralentis…).

Un article mis en page dans l’esprit de l’interface relaie la vidéo, dans un style journalistique qui donne un éclairage différent.


… voir le webdocu


Challenge, le webdocu dont vous êtes le héros

24 February 2010 webdocus Pas de commentaire

On en a déjà pas mal parlé à droite et à gauche, mais pas encore sur la Vigie… Au cas où vous l’auriez loupé, Canal + propose un nouveau webdocumentaire sur son site, “Le Challenge”. Conçu par Honkytonk films, qui avait déjà réalisé Voyage au bout du charbon (Lemonde.fr), le reportage s’apparente à ces “livres dont on est le héros” de notre enfance. La journaliste Laëtitia Moreau, qui a réalisé l’enquête sur ce scandale écologique, qu’elle compare à un “Tchernobyl de l’Amazonie”, vous propose de partir à la recherche d’informations.

Concrètement, vous pourrez choisir d’aller à tel ou tel endroit, d’entendre certaines personnes, de poser certaines questions. Evidemment, cela reste encore très “guidé”, mais l’internaute dispose quand même d’une bonne marge de manoeuvre. En outre, un “bloc-note” permet d’aller plus loin et de centraliser un max d’infos.

Pour bien se balader dans le webdocu, compter une bonne demie-heure.

… voir le webdocu

Havana-Miami : premières images

18 February 2010 webdocus 1 commentaire

Havana-Miami, c’est LE webdocumentaire attendu en ce début d’année en France. Proposé par le site Internet de la chaîne Arte, il sera en ligne lundi prochain et reprend le principe de Gaza Sderot, la vie malgré tout, à savoir mettre en parallèle des témoignages de jeunes de deux pays liés l’un à l’autre. Cette fois-ci, il s’agira de Cuba et des Etats-Unis, plus précisément de la Havane et de Miami.

Lors de la présentation à la presse de ce nouveau webdocu, Joël Ronez, responsable du pôle web d’Arte, a promis un projet qui “se base sur la vidéo”, en raison notamment de “l’héritage cinématographique et télévisuel” du groupe. On retrouvera sur le site deux nouvelles vidéos (une pour chaque pays), tous les deux jours, pendant trois mois. “Il y a un soucis de synchronicité entre les deux vidéos. Nous voulons confronter les deux réalités des deux côtés d’une barrière”, explique Joël Ronez.

Nous reviendrons plus longuement sur ce webdocumentaire et son modèle de navigation prochainement, mais en attendant, voilà les premières images de ce à quoi il va ressembler.

La page d’accueil:

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Et une page avec les deux vidéos du jour, en miroir. Miami en haut, La Havane en bas. La navigation sera soit latérale, soit verticale, avec la souris, pour aller voir d’autres vidéos ou les commentaires apportés aux médias en ligne.

(Cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Quant au contenu, le producteur, Serge Gordey, a expliqué qu’il serait réalisé en quasi temps réel (dans le laps de temps de deux jours entre deux vidéos). Les personnages sont principalement des jeunes de 20 à 25 ans. “Leur région a un passé très fort, un héritage dont les gens ont du mal à se sortir”, raconte-t-il, “nous voulions montrer la jeunesse qui s’interroge sur comment demain sera fait. Les jeunes n’ont pas de nostalgie d’un régime, mais la volonté de comprendre le présent et l’avenir”.

Le Bombay Flying Club en Ethiopie

18 February 2010 photos, webdocus Pas de commentaire

L’Ethiopie, Addis Abeba, ses paysages, sa culture, sa cuisine et ses 100 000 SDF, dont nombre d’enfants. Voila le pitch du nouveau multimédia de Bombay Flying Club, la société de production danoise qui réalise une dizaine de projets par an, principalement financés par des agences caritatives.
C’est Africa in Touch, avec l’aide de Danida, 2 sociétés danoises, qui sont derrière “Streetlight”, pour relayer le travail d’une ONG religieuse éthiopienne (Hope for children) dans l’aide apportée aux enfants. Le reportage de 11 minutes est entièrement documenté par Poul Madsen et Brent Foster, 2 des 3 fondateurs du Bombay Club, avec des photos Noir et blanc très touchantes.

Une plongée dans un univers très dur et un contexte catholique assumé. Mais une navigation en “tunnel”, sans doute volontaire, qui force la main vers le site d’Africa in Touch.


… voir le documentaire



Afrique, 50 ans d’indépendance

15 February 2010 webdocus Pas de commentaire

En attendant l’ouverture de sa plate-forme de webdocus, le 22 février prochain, le site Internet de la chaîne franco-allemande ARTE propose depuis la mi-janvier un nouveau webdocumentaire, “Afrique, 50 ans d’indépendance“, réalisé en partenariat avec TV5 Monde.

L’objectif, selon le site, est de présenter “un cliché sans clichés d’une Afrique lue dans toute sa diversité”. 50 ans après leur indépendance, on se balade donc dans les anciennes colonies françaises. Chaque mois, une nouvelle capitale sera présentée. Visite, notamment, au Cameroun, au Sénégal, en Mauritanie, Côte d’Ivoire, etc. Le tout, organisé par un “guide”, qui prend l’internaute à partie et l’amène avec lui pour une promenade dans sa ville. (Pour le moment, le Sénégal et le Cameroun sont en ligne). A Dakar, c’est Moussou, “taxi sister” qui nous balade dans les rues. L’internaute peut parfois prendre les commandes et décider de l’endroit qu’il veut visiter.

A gauche du webdocu, un onglet permet d’accéder à des éléments d’éclairage ou d’actualité concernant le pays. A noter, chaîne franco-allemande oblige, que le web-docu est disponible en deux langues. Enfin, quand on s’est créé un compte, une carte 3D permet de lister les vidéos déjà vues.

Dommage qu’au niveau encodage vidéo on perde un peu en qualité. Et c’est peut-être à cause du navigateur (Firefox en l’occurence), mais il y a quelques bugs à la navigation.

… voir le webdocu

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INFOGRAPHIES

Suivez l’évolution de la marée noire dans le Golfe du Mexique

May 24, 2010

Suivez l’évolution de la marée noire dans le Golfe du Mexique


Encore une fois, une infographie du NYT retient notre attention. Cette fois-ci, elle retrace l’évolution des nappes de pétrole de la marée noire dans le Golfe du Mexique…

86 ans de médailles olympiques

March 12, 2010

86 ans de médailles olympiques

Un panorama visuel des médailles obtenues pour les jeux olympiques d’hiver, sur les 86 dernières années. Principe de patates anamorphiques, sur une timeline horizontale.

“What is information ?”

February 23, 2010

“What is information ?”

A l’origine de Maya, il y a un théoricien de l’informatique, un psychologue cogniticien et un designer industriel. Un curieux mélange qui donne une société experte dans les nouvelles technologies appliquée à l’information.

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