Je sais que je me répète un peu, mais c’est quand je tombe sur ce genre de site que toutes les définitions de ce genre bien français qu’est le “webdocumentaire” me font rigoler, avec ce terme “webdocumentaire” juste inventé par nous les français. Comme si notre langue n’était pas déjà horriblement compliquée comme ça. Et l’idée qu’on est en train d’inventer un truc bien particulier qui est un “nouveau périmètre d’expression” me semble tous les jours plus naïve et arrogante. Selon moi, tout ce qu’”invente” le webdocumentaire a déjà été expérimenté par ailleurs, et j’attends toujours qu’on me précise en quoi ce genre est nouveau.
Bref, en me balladant sur FWA, un plaisir quotidien, je tombe sur ce site réalisé par une compagnie d’assurance américaine “The Hartford”, qui met en situation des profils types de clients qui pourraient avoir besoin de s’adresser à eux.
Pur marketing. Le fond est bidon.
Mais pour la forme, ca colle parfaitement aux vagues principes qui régissent le “webdocumentaire”, vidéos embarquées dans un moteur subtil, témoignages accrocheurs et bien réalisés, éclairages, questionnaires, participation, affiliation… tout y est. Vous pensez que les américains qui ont conçus ce site appellent ça un “webdocumentaire” ? J’en doute.
Il y a juste un besoin, et une réponse intelligente à ce besoin.
Et c’est vraiment superbement bien fait, merci flash. Les effets et animations sont très fins (la typo cinétique à l’ouverture de la vidéo, wow !). Le player qui lit la vidéo, c’est de l’orfèvrerie : naviguer dans le cercle “de progression” au centre de l’image, c’est très bien pensé. Le scroll qui se grossit à l’approche de la main + l’effet pneumatique au déroulé + le fond avec une vitesse différente…
J’aimerai avoir le temps d’être aussi inventif.
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